Des chercheurs se penchent sur la crise des opioïdes et trouvent des solutions

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OTTAWA, le 14 février 2018 — Trois éminents chercheurs ayant une expertise en matière d’opioïdes ont rencontré des parlementaires lors d’un déjeuner du Comité sur la recherche en santé qui s’est tenu sur la Colline du Parlement aujourd’hui. L’événement était organisé par Recherche Canada dans le cadre d’une série de déjeuners qui visent à attirer l’attention sur des domaines cruciaux et émergents de la recherche et de l’innovation en santé.

Le Dr Hance Clarke, directeur des Services de gestion de la douleur à l’Institut de recherche de l’hôpital Toronto General de l’UHN; le Dr Bernard Le Foll, médecin-chef du Service de traitement médical de la toxicomanie et chef du Laboratoire de recherche translationnelle sur la toxicomanie du Centre de toxicomanie et de santé mentale; et le Dr Edward Sellers, professeur émérite, Pharmacologie et toxicologie, médecine et psychiatrie, Université de Toronto et directeur, DL Global Partners inc., se sont adressés aux parlementaires.

« Les chercheurs canadiens, comme les Drs Clarke, Le Foll et Sellers s’imposent comme des chefs de file mondiaux dans la recherche de solutions à la crise des opioïdes. Grâce au soutien pour leurs travaux et à un cadre politique optimal, les résultats de leurs études d’avant-garde se traduisent en solutions innovatrices qui sauvent des vies au Canada », a déclaré Robert McMaster, Ph. D, président du conseil d’administration de Recherche Canada et vice-président de la recherche à la Vancouver Coastal Health.

Les Canadiens sont au courant de cette crise qui touche toutes les régions du pays. L’an dernier, 2 800 Canadiens sont décédés tragiquement en raison d’une surdose d’opioïdes sur ordonnance ou de drogues illicites additionnées de fentanyl ou d’autres opioïdes synthétiques. Le Canada est le champion mondial de la prescription d’analgésiques opioïdes. Le Dr Hance Clarke a souligné aux parlementaires l’ampleur de la consommation d’opioïdes dans sa province. En 2015-2016, une personne sur sept en Ontario a rempli une demande d’opioïde; près de deux millions de personnes ont rempli une ordonnance pour un total de plus de neuf millions d’ordonnances.

Les études des chercheurs canadiens portent notamment sur les opiacés qui ont un plus faible potentiel d’utilisation abusive; de nouveaux analgésiques sans opiacés; des traitements contre la douleur qui ne créent pas la dépendance (y compris des traitements qui utilisent les cellules souches); et des dispositifs et des traitements pour les personnes ayant actuellement une dépendance. Les scientifiques travaillent également sur la prévention et le traitement des personnes ciblées comme étant à risque génétiquement.

Les trois experts ont plaidé fermement en faveur de meilleurs systèmes de collecte de données et ont insisté sur le soutien qui devrait être accordé aux systèmes de santé pour qu’ils puissent déployer la gamme complète de produits non pharmacologiques et de médicaments plus sécuritaires pour le traitement de la douleur. Ils ont également recommandé de poursuivre la recherche pour mieux comprendre l’aspect génétique de la prévention et du traitement des risques.

Le Dr Sellers a souligné les réussites de la nouvelle formulation de l’Oxycontin, qui a eu un effet marqué sur l’utilisation inadéquate, les abus, les surdoses et les décès. Le Dr Clarke a parlé des succès de l’UHN à Toronto où a été créé le premier service de gestion de la douleur transitionnelle qui a mené au sevrage de 35 % des utilisateurs d’opioïdes de longue date de cette catégorie de médicaments.

Le Dr Le Foll a mis en garde contre les énormes lacunes dans l’accès à un traitement efficace au Canada et a insisté sur l’importance d’accroître la recherche sur les façons de mettre en œuvre des traitements fondés sur des éléments probants. Il a mentionné aux parlementaires que le traitement assisté par la médication (TAM) demeure hautement sous-utilisé, même s’il diminue l’usage des opioïdes, les décès par surdose, l’activité criminelle et la transmission de maladies infectieuses. Les antagonistes des opiacés (des médicaments utilisés pour empêcher les toxicomanes de consommer à nouveau des opiacés), comme le Naltrexone et la Buprénorphine injectables ne sont pas encore disponibles au Canada ou sont difficiles d’accès. Le Dr Le Foll a souligné une étude indiquant que les changements dans les politiques relatives aux médicaments pouvaient mener à une réduction des décès.

Recherche Canada entend continuer de suivre et de partager les progrès dans la recherche sur les opioïdes avec le Comité sur la recherche en santé.

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À propos des diners-conférences du Comité sur la recherche en santé

Les diners-conférences du Comité sur la recherche en santé organisés par Recherche Canada sont sur invitation seulement. Ce sont les membres du Comité parlementaire sur la recherche en santé qui invitent une sélection de parlementaires de leurs partis respectifs à assister à ces rencontres plus informelles entre collègues, où des experts dans un domaine technologique ou de recherche particulier font des présentations. Ces rencontres donnent amplement de temps aux invités et aux conférenciers de discuter et d’interagir entre eux. Elles peuvent comprendre des kiosques d’exposition.